{ Noël, l’amour de son prochain et la cruauté animale }

Je sais bien que cet article fera débat et ne plaira pas à tous, en divisant mon lectorat… On m’a déjà reproché de sortir du cadre « doux et positif » de mes illustrations, mais c’est grâce à internet, aux blogs et aux partages sur les réseaux que j’ai moi-même eu ma prise de conscience sur la condition animale. Et lorsque j’ai entamé cette voie, j’ai lu une phrase qui m’a beaucoup marquée et qui disait en substance « Soit le vegan que tu aurais voulu rencontrer à l’époque ».

Avant ma transition je n’étais déjà pas du tout une « viandarde » et de fait, comme la majorité des gens que je rencontre aujourd’hui, je ne me sentais pas trop concernée sous prétexte de « de toutes façons moi je mange pas beaucoup de viande, juste un peu de poulet à la rigueur ». C’était vrai mais…confus. Car je mangeais de la charcuterie, du fromage, des oeufs, du lait et beurre dans la cuisine, de la crème… Quand on prend du recul on se rend compte à quel point même quand « on mange quasiment pas de viande » on consomme BEAUCOUP de produits animaux tout de même.

J’ai mis longtemps avant de prendre conscience de mon alimentation et de consommer réellement…EN CONSCIENCE. Car c’est vraiment le mot juste. A refaire le lien entre ce filet de poulet dans mon assiette et l’oiseau mort, entre ce morceau de gruyère dans mon sandwich et la vache engrossée et arrachée à son veau pour lui extraire son lait, entre mon gâteau au chocolat et les poules condamnées à produire des oeufs dans une minuscule cage.

Il y a eu un long chemin, un long questionnement. J’ai lu petit à petit, j’ai regardé des vidéos. C’est si atroce, si inhumain qu’il est difficile de changer du tout au tout. Parce qu’on se dit que non, ce n’est pas possible, ce n’est pas partout comme ça, on se complait dans notre culture, dans nos habitudes, dans nos repères. C’est si confortable, si arrangeant de garder les yeux fermés. Il est difficile de s’extraire de tout cela et encore plus de ne pas retomber dans la facilité. Oui, c’est vrai. Ce n’est pas un chemin facile.

Mais c’est un chemin qui est juste, qui est éthique. Pour moi c’est l’arrivée de ma fille qui a été le déclencheur. J’ai commencé à m’interroger réellement sur la provenance de tel aliment, la fabrication, de si c’était bon pour elle, et par extension pour nous. J’ai commencé alors à cliquer sur les liens que je me gardais bien de regarder jusque-là. J’ai eu la nausée, les tripes retournées.

Je ne cherche pas à lancer le débat de savoir si oui ou non nous sommes fait pour manger de la viande à la base (bien que les études ont plutôt tendance à dire que non…), à vrai dire, cela ne m’importe pas, ce que je sais, c’est qu’aujourd’hui, là, maintenant, nous savons de façon sûre (là aussi, beaucoup de recherches scientifiques le prouvent) qu’une nourriture végétale ne nuit pas à l’être humain. Alors en partant de ce postulat, pourquoi continuer à cautionner la cruauté animale ? Et même au-delà de ça, car cela va bien plus loin. Pour moi être végétalienne est un acte politique, une décision prise pour le futur, pour l’avenir, de ma fille, de la planète que je vais lui laisser. En effet sans même parler de la condition animale, la production de viande épuise la Terre bien plus vite qu’une nourriture végétale en aggravant d’autant plus les conditions écologiques et en creusant le fossé de la faim dans le monde. De même que la surconsommation de produits animaux (aujourd’hui absolument partout dans notre alimentation), qui plus est de mauvaise qualité la plupart du temps (même en optant pour une « marque » très chère) nuit à notre santé sur le long terme.

Et puis il y a Noël… Les fêtes de fin d’année qui se veulent porteuse de Vie, de joie, de charité, de solidarité. Mais où malgré tout on se surpasse en terme de cruauté animale, en terme d’hypocrisie. Car c’est la Tradition.
Et nous, végétaliens, nous sommes les rabats-joie, les extrémistes, les casseurs d’ambiance de tout cela, de ne pas entrer dans la danse (ou bien d’en être sortis plutôt…). J’ai beaucoup de peine cette année car je crois que nous avons passé un cap, celui de ne pas, enfin, de ne plus pourvoir supporter cela. Toute l’année nous avons droit à des reproches, des remarques, des taquineries. Et en cette période c’est pire, nous ressentons encore plus particulièrement notre différence, qu’elle dérange.
Je ne demande pas par là que tous rejoignent notre « camp » et partagent notre point de vue, mais déjà juste un peu de recul et de tolérance pour voir que non, en prônant le pacifisme et la Vie plutôt que le meurtre et la mort, nous ne sommes pas si illuminés que ca… Nous avons ouvert les yeux, et je sais à quel point c’est difficile de passer par là, je me souviens encore à quel point il était confortable de garder mes œillères bien ajustées par une société qui nous mène à travers notre consommation. Mais aujourd’hui même si cela est parfois un peu moins confortable et un peu moins facile, je ne regrette pas mon choix qui m’apporte au contraire beaucoup de bonheur et de paix intérieure.

Alors, comme nous allons apporter quelques plats végétaliens pour Noël, je me suis dit que c’était l’occasion de vous les faire découvrir à vous aussi ! Peut-être seriez-vous tentés de vous laisser surprendre pour le végétal ?

Q U E L Q U E S    B E L L E S    R E C E T T E S   À   E X P L O R E R    P O U R . . . vegetaliser-son-reveillon-fetes-noel-vegan-vegetalien

🌲 Plutôt que du foie gras issu d’un canard sexé (les femelles sont broyées), maltraité (gavé avec un tube inséré de force dans le gosier) et malade (le foie est gras à cause de cela), on peut opter pour une recette végétalienne surprenante, le « foie gras » végétal d’Ellen ou bien le Tofoie gras de Sebastien Kardinal
Et pour ouvrir les yeux : ICI, ICI et ICI 

🌲 Plutôt que du caviar, issu d’une femelle esturgeon éventrée vivante (si,si), on peut essayer le « caviar » végétal d’Anna et Olivia
Pour ouvrir les yeux : ICI et ICI

🌲 Plutôt que du saumon né dans des cuves, bourré de pesticides, de vaccins, de traitements chimiques, remontant des tuyaux à défaut de remonter des rivières, on peut tenter le « saumon » végétal fumé d’Irène  ou la recette d’Ariane et Maire-Noël (ainsi que la présentation inspirante de Sarah )
Et pour ouvrir les yeux : ICI et ICI

🌲 Plutôt qu’une dinde élevée dans un espace réduit et surpeuplé, débecquée, avec des pattes déformées de ne pouvoir marcher, on peut se laisser surprendre par le rôti végétal de seitan de Pascale
Et pour ouvrir les yeux : ICIICI ,et ICI

J’espère que cet article fera écho, ne serait-ce que chez une personne, plantera une graine de réflexion, donnera envie d’explorer des alternatives gourmandes et végétales, même ne serait-ce que de temps en temps, donnera le courage d’enfin cliquer sur les liens, de savoir, d’ouvrir les yeux…

“Nous répugnons à savoir, parce que savoir signifie changer.”
Ruth Dreifuss

Belle journée à tous et passez de bonnes fêtes de fin d’année, en conscience si possible ♡

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{ Anniversaire bohème, Ombre Cake végétal & réflexion sur les cadeaux }

Callie a eu 1 an cet été.
Ma fleur sauvage, mon petit lapin… UN AN ! Que le temps passe vite ! 

Un an qu’elle est arrivée dans nos vies, un an de changements, de bouleversements, et surtout un an de bonheur. Je crois que nous sommes toujours dans une sorte d’état de grâce, quelque part à flotter sur un nuage moelleux. Jusque là je n’avais que peu parlé de parentalité/maternité sur le blog, je crois que j’avais besoin de le garder pour moi. Mais je pense qu’aujourd’hui c’est le bon moment pour commencer à échanger avec vous tout cela, car depuis l’annonce de son arrivée, beaucoup de choses ont changeés en nous, il y eut beaucoup de prises de conscience et de remises en questions. J’aimerai vous les partager pour que cela puisse peut-être faire écho en quelqu’un qui tombera sur ces mots, tout comme tant de mots, de textes, de rencontres, d’échanges ont fait écho en moi lors de notre cheminement (qui dure, toujours et encore) vers une vie meilleure, qui nous ressemble, plus saine et en pleine conscience. Il y a donc désormais une nouvelle catégorie « Maman nature & parentalité positive » où je vous parlerai de ma grossesse au naturel, de mon accouchement à domicile, et de nos choix de vie.

En attendant je vous partage les photos de son premier anniversaire que nous avons voulu simple, minimaliste, emprunt de Nature et de bohème. Nous étions dehors, avec des nappes dépareillées, la vaisselle de tous les jours et des fleurs fraiches cueillies le matin même en balade… Pour un anniversaire sans cruauté, nous avons préparé un repas complètement vegan. La veille j’ai fait des tartes salées (c’est simple, ça se conserve jusqu’au lendemain, et ça plait au plus grand nombre !) : une carotte/muscade, une courgette/paprika fumé, une tarte tatin de tomates, et une poireau/tofu fumé, le tout sans produits animaux et avec des pâtes maisons s’il vous plait ! Pour le dessert j’ai fait un « Ombre Cake », ces gâteaux à étages en dégradé de couleurs. J’ai fait une version végétale très simple à base de gâteau au yahourt de soja et crème d’amande. Il a beaucoup plu et personne n’a senti la différence avec un gâteau « classique » ♡ Même sans oeuf il était très moelleux ! Que ce soit pour un dessert des grands jours ou un gâteau du goûter, je vous donne la recette ci-dessous. Vous verrez, simple et efficace !

Ces 1an furent accompagnés d’une réflexion (encore) autour de notre société de consommation. Au delà du repas lui-même et de la journée que nous voulions simples et centrés sur les gens plus que sur le paraître, nous ne souhaitions pas dépenser ou que les invités dépensent à tout va pour les cadeaux. C’est tentant, c’est son premier anniversaire et les objets pour bébé sont tellement mignons… Mais cela ne correspondait pas à nos valeurs. Nous avons donc opté pour les solutions suivantes :  nous avons proposé un achat en commun et lui avons choisi un cadeau, certes matériel à la base mais qui ait pour but de lui offrir du bon temps sur le long terme , à savoir une petite remorque de vélo !   Nous pourrons ainsi se promener tous ensemble dès maintenant et jusque ses 2-3ans. Nous avons aimé l’idée de lui offrir plus une « expérience », des moments de partage, réguliers qui plus est, plutôt qu’un objet sans usage collégial et qui aurait pu avoir une durée de vie courte. Le fait de lui acheter en mutualisé à permis de faire des petites sommes pour chacun et ainsi de se focaliser sur la journée plus que sur un budget. Pour le reste, nous avons glané en amont des objets d’occasion, en privilégiant des jouets « éducatifs » (elle est fan des jeux de « réflexion » à imbriquer, clipser et autres) et des petits instruments de musique (nous avons dégoté un set d’instruments pour enfant qu’elle adore). Petit budget et seconde main : pas de surconsommation tout en réduisant notre impact environnemental ♡ 

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   O M B R E   C A K E   V E G A N

Ingrédients :

//Pour les gâteaux //
⌺ 2 yahourts de soja
⌺ 4 pots de sucre
⌺ 2 pots de farine
⌺ 2 pots d’amande en poudre
⌺ 2 pots de fécule de maïs
⌺ 1 port d’huile neutre
⌺ 2 c.à s. de vinaigre de cidre
⌺ 2 c.à s. de levure chimique
⌺ 2 c.à c. de bicarbonate de soude
⌺ du colorant

// Pour la béchamel à l’amande //
⌺ 50cl de lait végétal
⌺ 70gr de farine
⌺ 50gr d’huile neutre
⌺ 200gr amande en poudre
⌺ sucre au goût

Réaliser les gâteaux : Dans un saladier, mélanger les yahourts et le sucre. Ajouter la farine, la fécule et la poudre d’amande puis bien remuer. Mettre l’huile et mélanger à nouveau. Incorporer la levure et le bicarbonate de soude en remuant. Ajouter le vinaigre de cidre. Diviser la pâte en 4 parties égales dans quatre contenants séparés. Laisser le premier nature, ajouter un peu de colorant au second, un peu plus au troisième puis beaucoup plus au dernier (à jauger selon l’intensité de votre colorant). Verser dans un moule chemisé et cuire à 180° pendant environ 30min (à tester en cours de cuisson). Laisser bien refroidir les 4 gâteaux.
Réaliser la crème béchamel à l’amande :  Chauffer l’huile dans une grande casserole, ajouter la farine et remuer afin de faire un roux. Verser petit à petit le lait par dessus en remuant entre chaque ajout jusqu’à avoir une consistance crémeuse. Retirer du feu, ajouter la poudre d’amande et du sucre selon votre goût. Laisser refroidir.
Monter le gâteau : Découper finement les contours ainsi que le dessus et le dessous afin d’enlever la première couche bruni et d’égaliser chaque gâteau (cela permet d’avoir un plus joli rendu visuel, et les « croûtes » pourront être grignotées au goûter !). Déposer le gâteau le plus coloré sur le plat de présentation, une couche de crème d’amande, puis le deuxième gâteau en suivant et ainsi de suite. Vous pouvez le laisser tel quel ou faire un glaçage chocolat comme moi ! Mettre au frais pour que le tout durcisse au mieux et soit plus facile à découper lors du service !

Bon appétit et belle semaine à tous ☼