{ Noël, l’amour de son prochain et la cruauté animale }

Je sais bien que cet article fera débat et ne plaira pas à tous, en divisant mon lectorat… On m’a déjà reproché de sortir du cadre « doux et positif » de mes illustrations, mais c’est grâce à internet, aux blogs et aux partages sur les réseaux que j’ai moi-même eu ma prise de conscience sur la condition animale. Et lorsque j’ai entamé cette voie, j’ai lu une phrase qui m’a beaucoup marquée et qui disait en substance « Soit le vegan que tu aurais voulu rencontrer à l’époque ».

Avant ma transition je n’étais déjà pas du tout une « viandarde » et de fait, comme la majorité des gens que je rencontre aujourd’hui, je ne me sentais pas trop concernée sous prétexte de « de toutes façons moi je mange pas beaucoup de viande, juste un peu de poulet à la rigueur ». C’était vrai mais…confus. Car je mangeais de la charcuterie, du fromage, des oeufs, du lait et beurre dans la cuisine, de la crème… Quand on prend du recul on se rend compte à quel point même quand « on mange quasiment pas de viande » on consomme BEAUCOUP de produits animaux tout de même.

J’ai mis longtemps avant de prendre conscience de mon alimentation et de consommer réellement…EN CONSCIENCE. Car c’est vraiment le mot juste. A refaire le lien entre ce filet de poulet dans mon assiette et l’oiseau mort, entre ce morceau de gruyère dans mon sandwich et la vache engrossée et arrachée à son veau pour lui extraire son lait, entre mon gâteau au chocolat et les poules condamnées à produire des oeufs dans une minuscule cage.

Il y a eu un long chemin, un long questionnement. J’ai lu petit à petit, j’ai regardé des vidéos. C’est si atroce, si inhumain qu’il est difficile de changer du tout au tout. Parce qu’on se dit que non, ce n’est pas possible, ce n’est pas partout comme ça, on se complait dans notre culture, dans nos habitudes, dans nos repères. C’est si confortable, si arrangeant de garder les yeux fermés. Il est difficile de s’extraire de tout cela et encore plus de ne pas retomber dans la facilité. Oui, c’est vrai. Ce n’est pas un chemin facile.

Mais c’est un chemin qui est juste, qui est éthique. Pour moi c’est l’arrivée de ma fille qui a été le déclencheur. J’ai commencé à m’interroger réellement sur la provenance de tel aliment, la fabrication, de si c’était bon pour elle, et par extension pour nous. J’ai commencé alors à cliquer sur les liens que je me gardais bien de regarder jusque-là. J’ai eu la nausée, les tripes retournées.

Je ne cherche pas à lancer le débat de savoir si oui ou non nous sommes fait pour manger de la viande à la base (bien que les études ont plutôt tendance à dire que non…), à vrai dire, cela ne m’importe pas, ce que je sais, c’est qu’aujourd’hui, là, maintenant, nous savons de façon sûre (là aussi, beaucoup de recherches scientifiques le prouvent) qu’une nourriture végétale ne nuit pas à l’être humain. Alors en partant de ce postulat, pourquoi continuer à cautionner la cruauté animale ? Et même au-delà de ça, car cela va bien plus loin. Pour moi être végétalienne est un acte politique, une décision prise pour le futur, pour l’avenir, de ma fille, de la planète que je vais lui laisser. En effet sans même parler de la condition animale, la production de viande épuise la Terre bien plus vite qu’une nourriture végétale en aggravant d’autant plus les conditions écologiques et en creusant le fossé de la faim dans le monde. De même que la surconsommation de produits animaux (aujourd’hui absolument partout dans notre alimentation), qui plus est de mauvaise qualité la plupart du temps (même en optant pour une « marque » très chère) nuit à notre santé sur le long terme.

Et puis il y a Noël… Les fêtes de fin d’année qui se veulent porteuse de Vie, de joie, de charité, de solidarité. Mais où malgré tout on se surpasse en terme de cruauté animale, en terme d’hypocrisie. Car c’est la Tradition.
Et nous, végétaliens, nous sommes les rabats-joie, les extrémistes, les casseurs d’ambiance de tout cela, de ne pas entrer dans la danse (ou bien d’en être sortis plutôt…). J’ai beaucoup de peine cette année car je crois que nous avons passé un cap, celui de ne pas, enfin, de ne plus pourvoir supporter cela. Toute l’année nous avons droit à des reproches, des remarques, des taquineries. Et en cette période c’est pire, nous ressentons encore plus particulièrement notre différence, qu’elle dérange.
Je ne demande pas par là que tous rejoignent notre « camp » et partagent notre point de vue, mais déjà juste un peu de recul et de tolérance pour voir que non, en prônant le pacifisme et la Vie plutôt que le meurtre et la mort, nous ne sommes pas si illuminés que ca… Nous avons ouvert les yeux, et je sais à quel point c’est difficile de passer par là, je me souviens encore à quel point il était confortable de garder mes œillères bien ajustées par une société qui nous mène à travers notre consommation. Mais aujourd’hui même si cela est parfois un peu moins confortable et un peu moins facile, je ne regrette pas mon choix qui m’apporte au contraire beaucoup de bonheur et de paix intérieure.

Alors, comme nous allons apporter quelques plats végétaliens pour Noël, je me suis dit que c’était l’occasion de vous les faire découvrir à vous aussi ! Peut-être seriez-vous tentés de vous laisser surprendre pour le végétal ?

Q U E L Q U E S    B E L L E S    R E C E T T E S   À   E X P L O R E R    P O U R . . . vegetaliser-son-reveillon-fetes-noel-vegan-vegetalien

🌲 Plutôt que du foie gras issu d’un canard sexé (les femelles sont broyées), maltraité (gavé avec un tube inséré de force dans le gosier) et malade (le foie est gras à cause de cela), on peut opter pour une recette végétalienne surprenante, le « foie gras » végétal d’Ellen ou bien le Tofoie gras de Sebastien Kardinal
Et pour ouvrir les yeux : ICI, ICI et ICI 

🌲 Plutôt que du caviar, issu d’une femelle esturgeon éventrée vivante (si,si), on peut essayer le « caviar » végétal d’Anna et Olivia
Pour ouvrir les yeux : ICI et ICI

🌲 Plutôt que du saumon né dans des cuves, bourré de pesticides, de vaccins, de traitements chimiques, remontant des tuyaux à défaut de remonter des rivières, on peut tenter le « saumon » végétal fumé d’Irène  ou la recette d’Ariane et Maire-Noël (ainsi que la présentation inspirante de Sarah )
Et pour ouvrir les yeux : ICI et ICI

🌲 Plutôt qu’une dinde élevée dans un espace réduit et surpeuplé, débecquée, avec des pattes déformées de ne pouvoir marcher, on peut se laisser surprendre par le rôti végétal de seitan de Pascale
Et pour ouvrir les yeux : ICIICI ,et ICI

J’espère que cet article fera écho, ne serait-ce que chez une personne, plantera une graine de réflexion, donnera envie d’explorer des alternatives gourmandes et végétales, même ne serait-ce que de temps en temps, donnera le courage d’enfin cliquer sur les liens, de savoir, d’ouvrir les yeux…

“Nous répugnons à savoir, parce que savoir signifie changer.”
Ruth Dreifuss

Belle journée à tous et passez de bonnes fêtes de fin d’année, en conscience si possible ♡

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{ Corps à coeur : le portage physiologique de bébé }

Il y a quelques jours j’ai partagé sur Instagram une photo de Callie en porte-bébé et j’ai eu plusieurs questions en privé à ce sujet. Je me suis dit que ca valait la peine d’en faire un article car c’est un sujet important qui me tient à coeur !

Tout d’abord concernant le portage de bébé , il faut savoir que c’est un formidable moment tout comme un véritablement outils précieux. Nous avons instinctivement porté Callie dès ses premiers mois. A sa naissance nous avons opté pour un Sling (clic pour avoir une image), c’est une sorte d’écharpe plissée que l’on porte sur une épaule dans laquelle on glisse bébé tout contre son sein lorsqu’ils sont petits ou sur la hanche lorsqu’ils grandissent. Nous avions choisi un Sling de la marque JePorteMonBébé qui a la bonne idée d’avoir un tissu élastique permettant d’épouser parfaitement les courbes de bébé. Cela permet de porter bébé en toutes circonstances, on a ainsi les bras libres  et c’est beaucoup moins épuisant que de porter à bout de bras. D’autant plus que ca vaut pour toutes les occasions, à la maison, pour travailler, en balade, en courses (beaucoup plus pratique et moins encombrant qu’une poussette que se soit pour une promenade en forêt, une course au supermarché bondé, un trajet en métro…).Et puis surtout cela permet de prolonger et tisser d’avantage le lien parent-enfant : c’est une continuité naturelle de la grossesse, le bébé est apaisé, cela favorise grandement l’attachement, permet une meilleure digestion (un argument de taille lors de RGO…), apaise les coliques (grâce au bidou appuyé contre celui du porteur) et developpe un sentiment de sécurité et de confiance pour bébé. Par ailleurs le portage est inscrit dans nos gênes ! Nous sommes des êtres porteurs de nature, ce qui explique le réflexe archaïque d’agrippement qu’ont les nouveaux-nés. Cela facilite aussi grandement l’allaitement, tant dans la position que dans le cocon intime qu’il crée. Le portage permet aux bébés d’être par la suite aventureux et indépendants car ils ont su lier un lien très tôt  de confiance et remplir leur réservoir affectif tout comme leur besoin basique de sécurité. Porter bébé, c’est répondre à ses besoins immédiats et primaires et ainsi aider bébé à devenir un enfant apaisé, moins dans la relation de force ou sujet à l’anxiété. Cela n’a pas été notre cas mais il faut savoir aussi que le portage est un fabuleux allié lors d’une naissance prématurée d’un bébé, le peau à peau aide grandement à la maturation et régulation de la chaleur du nouveau-né.

Je suis intimement convaincue de tous ces bienfaits mais il est très important de bien choisir son porte-bébé car hélas certains ne sont pas du tout physiologiques et vont au contraire complètement desservir l’enfant. Malheureusement les portes-bébé non physiologiques sont les plus répandus…. Alors qu’ils vont à l’encontre des besoins d’enveloppement des bébés et de leur physique, car ils les obligent à adopter une mauvaise position en les redressant beaucoup trop et en les suspendant dans l’air sur leurs parties génitales… Car la colonne vertébrale d’un bébé évolue, en naissant elle est très arrondie puis va peu à peu ce redresser, il est vital de ne pas précipiter ce changement qui doit être très doux et naturel. Vous pourrez trouver ici(clic), ici(clic), et ici(clic) des infographies qui illustrent très bien cela. Alors que le portage physiologique (en écharpe, en sling, en mei-tai, en préformé…) remet le bébé dans des conditions de portage naturel (clic).  Par ailleurs les portes-bébés non physiologiques incitent à porter bébé « face au monde », c’est à dire son dos contre le ventre du porteur. Malheureusement c’est une très mauvaise position pour le bébé, en plus de lui redresser encore plus la colonne vertébrale, elle le sur-stimule. Un bébé dans cette position va inconsciemment se sentir vulnérable, il est exposé sans solution de replis. On pense bien faire en mettant l’enfant « face au monde » pour lui faire partager notre quotidien, lui faire découvrir le monde mais c’est en réalité une méthode un peu brutale et qui peut engendrer des traumatismes inconscients. Si on souhaite montrer le monde à son bébé il est plus judicieux de le mettre sur la hanche ou dans le dos : dans ce genre de portage physiologique le bébé peut ainsi instinctivement se « réfugier » dans le cou du porteur ou en se serrant un peu plus contre lui s’il en ressent le besoin, le bébé se sent ainsi en sécurité.

Concernant notre expérience, nous avons vu à quel point le portage apaisait Callie, c’est une enfant calme et extrêmement attentive. Elle aime vraiment beaucoup regarder, contempler, analyser des yeux  tout ce qui l’entoure lorsqu’elle est perchée dans son porte-bébé. Nous avons aussi clairement pu constater que le portage à donné un très bon équilibre à Callie : contrairement à ce qu’on pourrait croire, qu’un bébé beaucoup porté donnerait un bébé qui serait en retard ou « fainéant » dans l’apprentissage de la marche, le portage stimule et développe le système vestibulaire, ainsi l’enfant profite des mouvements du porteur pour affiner son propre équilibre. Callie est une enfant très sensible et empathique, le portage est un précieux allié pour l’apaiser et l’aider à puiser de la confiance en elle et en nous. Le portage nous a servi aussi à traverser des moments plus complexe : lorsqu’elle a souffert de reflux gastrique ou bien lors de son épisode de varicelle, lors d’événements bouleversant le quotidien (par exemple lors du déménagement le temps qu’elle reprenne ses marques…) et c’est un excellent moyen de profiter de bébé en toutes occasions et toutes circonstances (sorties chez des amis, en ville, en promenade…) la sieste est très facile et cela a transformé Callie en « bébé nomade », pas besoin de se préoccuper de savoir s’il y aurait un endroit pour la sieste, si elle allait être calme lors d’un événement…

Après le Sling, adapté plus pour les tout-premiers mois, nous avons cherché un autre porte-bébé. J’ai essayé différents modèles, différentes marques, mais je n’étais pas à l’aise… Jusqu’à je découvre le Mei-Tai de LingLing d’Amour. C’est une sorte de rectangle de tissu avec une ceinture à clip réglables et deux autres longs pans de tissus pour nouer aux épaules. On en est fous ♡ Il est hyper confortable, très facilement réglable quelque soit le gabarit,  résistant, passe-partout, peu encombrant… Ce type de porte-bébé est évolutif et c’est génial de pouvoir profiter ainsi du portage pendant longtemps avec un seul et même objet en plus. On a vraiment vu l’évolution avec Callie et de se rendre compte de ses changements de positions au fur et à mesure, sa tête qui sortait de plus en plus. Je trouve qu’elle resemble à une petite tortue dedans avec son cou qui se tend pour voir quelque chose qui l’intrigue !  J’aime particulièrement celui de cette marque car il a des sortes d’ailettes sur les pans de tissu en plus du rembourrage, cela permet un maintien plus englobant, avec un cale tête repliable pour s’adapter à l’âge. De même la ceinture est réglable en plusieurs points tout comme l’assise qui est coulissante. On l’a choisi en coloris « Eucalyptus », un joli gris lumineux. J’en fait la publicité volontiers car il est vraiment au top !

Si vous cherchez une solution de portage, n’hésitez pas à regarder sur internet, il y a plein de vidéos pour apprendre, ou de consulter les associations près de chez vous, c’est un milieu très chouette ou l’info est généralement transmise de bon coeur ! A l’époque j’ai même fait partie d’un groupe Facebook et les filles donnaient volontiers rdv aux « nouvelles » pour faire essayer leur(s) porte(s)-bébé, afin de choisir le sien en connaissance de cause !

Belle journée à tous ♥︎

{ Aujourd’hui en France }

Hier matin j’ai écouté une chronique sur France Inter (clicdans le même genre une vidéo de France Info : clic) qui parlait de la Manif pour tous qui s’est déroulé dimanche. On peut y écouter des bribes d’interviews captées in situ. Un jeune de 19 ans qui dit que les femmes sont faites pour cuisiner et les hommes bricoler. Une personne un peu plus âgée racontant qu’il s’est senti floué lorsque, en sortant avec une femme d’apparence féminine, il a par la suite découvert qu’elle était motarde. Et ainsi de suite. Il y a quelques jours aussi, on a pu voir passer un bad buzz avec un animateur télé qui a embrassé de force la poitrine d’une invitée. Puis il y a quelques jours encore l’histoire de l’affiche anti-migrants  commandée par le maire de Beziers lui-même. Tout ca compilés en quelques jours d’intervalles à peine. Alors bien sûr, des trucs pourris et degueulasses il s’en passe tous les jours, avec plus ou moins de bruits. Je le sais bien même si ici on filtre au maximum, on s’entoure de bienveillance, exit la télé, les infos, les personnes toxiques… Mais quand même. Tu te dis : m**** mon enfant va évoluer dans ce monde-là ? Oui.







Alors, j’ai envie de lui donner encore plus d’amour, lui transmettre la joie de vivre, de la liberté, du respect, le goût des autres, l’envie de rayonner et d’aller au-delà des préjugés. De l’embrasser un peu plus fort encore, de redoubler d’amour pour combler ceux qui ont le coeur un peu trop sec et l’esprit étroit. Parce que quand je vois aujourd’hui, je m’interroge.  




Et puis je la vois, elle, si lumineuse, si libre, je me dis que le monde de demain sera forcement un peu plus beau.

Belle journée à tous. Aimez-vous ♡

{ Chronique des plaisirs simples #1 : Les enfants sales, la salopette de pluie et les mirabelles }

Ces derniers jours il faisait beau et froid à la fois, nous avons trouvé une salopette de pluie pour Callie qui est une vraie petite enfant sauvage, elle passerait sa vie dehors. La température descendant et le temps changeant nous avons préféré « l’équiper » plutôt que la priver de ce plaisir. Elle peut ainsi trainer et gratter dehors sans se mouiller ou tâcher irrémédiablement ses habits. Je ne comprends pas pourquoi on ne trouve pas ce genre de vêtements dans tous les magasins pour enfants, c’est tellement génial ! A croire que le « beau » à définitivement plus d’importance que le pratique désormais… J’adore la voir dans de mignons petits habits (en taille miniature c’est tellement adorable !) mais le confortable et commode doit primer avant tout, surtout pour un enfant… Ils ne sont pas des petites choses que l’on pose là pour faire joli… Et pourtant c’est tellement la sensation que j’ai quand je vois la mode pour petits ou les photos d’enfants sur les réseaux sociaux… Ici on fait dans le simple et efficace, c’est pas toujours « beau », ca donne parfois des looks détonnants mais tous les jours elle arpente, expérimente, gratte, découvre, explore autant le monde que ses propres sensations… Et chaque jours on nettoie ses petits ongles noircis par la terre, ses mains collantes, sa frimousse toute maculée et ses habits salis. J’espère qu’elle gardera ancrée en elle ce lien profond avec la Nature et ses Sens.

Ces derniers jours aussi, nous avons eu besoin de complètement nous déconnecter, le déménagement est derrière nous, il reste encore beaucoup de travaux dans notre nouvelle Coquille pour y habiter (le froid s’installant, les travaux deviennent plus longs…) et mon chéri part trois semaines travailler loin de nous en résidence. Je crois qu’inconsciemment nous avons étiré les jours en les comblant de plaisirs simples, une marche en forêt, des épisodes de séries sous la couette, et la cueillette des mirabelles pour la confiture. C’était simple et doux, ancré dans le moment présent.

Aujourd’hui nous avons retrouvé internet, comme un signe que la course du temps reprend son cours.
Les jours vont être long sans lui.

Prenez soin de vous,
Prenez soin de ceux que vous aimez ♡

Belle semaine à tous ☼
(La petite salopette de pluie vient de chez Baby-Walz, de la marque Bornino Basics, elle est certifiée Oeko-Tex)

{ Anniversaire bohème, Ombre Cake végétal & réflexion sur les cadeaux }

Callie a eu 1 an cet été.
Ma fleur sauvage, mon petit lapin… UN AN ! Que le temps passe vite ! 

Un an qu’elle est arrivée dans nos vies, un an de changements, de bouleversements, et surtout un an de bonheur. Je crois que nous sommes toujours dans une sorte d’état de grâce, quelque part à flotter sur un nuage moelleux. Jusque là je n’avais que peu parlé de parentalité/maternité sur le blog, je crois que j’avais besoin de le garder pour moi. Mais je pense qu’aujourd’hui c’est le bon moment pour commencer à échanger avec vous tout cela, car depuis l’annonce de son arrivée, beaucoup de choses ont changeés en nous, il y eut beaucoup de prises de conscience et de remises en questions. J’aimerai vous les partager pour que cela puisse peut-être faire écho en quelqu’un qui tombera sur ces mots, tout comme tant de mots, de textes, de rencontres, d’échanges ont fait écho en moi lors de notre cheminement (qui dure, toujours et encore) vers une vie meilleure, qui nous ressemble, plus saine et en pleine conscience. Il y a donc désormais une nouvelle catégorie « Maman nature & parentalité positive » où je vous parlerai de ma grossesse au naturel, de mon accouchement à domicile, et de nos choix de vie.

En attendant je vous partage les photos de son premier anniversaire que nous avons voulu simple, minimaliste, emprunt de Nature et de bohème. Nous étions dehors, avec des nappes dépareillées, la vaisselle de tous les jours et des fleurs fraiches cueillies le matin même en balade… Pour un anniversaire sans cruauté, nous avons préparé un repas complètement vegan. La veille j’ai fait des tartes salées (c’est simple, ça se conserve jusqu’au lendemain, et ça plait au plus grand nombre !) : une carotte/muscade, une courgette/paprika fumé, une tarte tatin de tomates, et une poireau/tofu fumé, le tout sans produits animaux et avec des pâtes maisons s’il vous plait ! Pour le dessert j’ai fait un « Ombre Cake », ces gâteaux à étages en dégradé de couleurs. J’ai fait une version végétale très simple à base de gâteau au yahourt de soja et crème d’amande. Il a beaucoup plu et personne n’a senti la différence avec un gâteau « classique » ♡ Même sans oeuf il était très moelleux ! Que ce soit pour un dessert des grands jours ou un gâteau du goûter, je vous donne la recette ci-dessous. Vous verrez, simple et efficace !

Ces 1an furent accompagnés d’une réflexion (encore) autour de notre société de consommation. Au delà du repas lui-même et de la journée que nous voulions simples et centrés sur les gens plus que sur le paraître, nous ne souhaitions pas dépenser ou que les invités dépensent à tout va pour les cadeaux. C’est tentant, c’est son premier anniversaire et les objets pour bébé sont tellement mignons… Mais cela ne correspondait pas à nos valeurs. Nous avons donc opté pour les solutions suivantes :  nous avons proposé un achat en commun et lui avons choisi un cadeau, certes matériel à la base mais qui ait pour but de lui offrir du bon temps sur le long terme , à savoir une petite remorque de vélo !   Nous pourrons ainsi se promener tous ensemble dès maintenant et jusque ses 2-3ans. Nous avons aimé l’idée de lui offrir plus une « expérience », des moments de partage, réguliers qui plus est, plutôt qu’un objet sans usage collégial et qui aurait pu avoir une durée de vie courte. Le fait de lui acheter en mutualisé à permis de faire des petites sommes pour chacun et ainsi de se focaliser sur la journée plus que sur un budget. Pour le reste, nous avons glané en amont des objets d’occasion, en privilégiant des jouets « éducatifs » (elle est fan des jeux de « réflexion » à imbriquer, clipser et autres) et des petits instruments de musique (nous avons dégoté un set d’instruments pour enfant qu’elle adore). Petit budget et seconde main : pas de surconsommation tout en réduisant notre impact environnemental ♡ 

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   O M B R E   C A K E   V E G A N

Ingrédients :

//Pour les gâteaux //
⌺ 2 yahourts de soja
⌺ 4 pots de sucre
⌺ 2 pots de farine
⌺ 2 pots d’amande en poudre
⌺ 2 pots de fécule de maïs
⌺ 1 port d’huile neutre
⌺ 2 c.à s. de vinaigre de cidre
⌺ 2 c.à s. de levure chimique
⌺ 2 c.à c. de bicarbonate de soude
⌺ du colorant

// Pour la béchamel à l’amande //
⌺ 50cl de lait végétal
⌺ 70gr de farine
⌺ 50gr d’huile neutre
⌺ 200gr amande en poudre
⌺ sucre au goût

Réaliser les gâteaux : Dans un saladier, mélanger les yahourts et le sucre. Ajouter la farine, la fécule et la poudre d’amande puis bien remuer. Mettre l’huile et mélanger à nouveau. Incorporer la levure et le bicarbonate de soude en remuant. Ajouter le vinaigre de cidre. Diviser la pâte en 4 parties égales dans quatre contenants séparés. Laisser le premier nature, ajouter un peu de colorant au second, un peu plus au troisième puis beaucoup plus au dernier (à jauger selon l’intensité de votre colorant). Verser dans un moule chemisé et cuire à 180° pendant environ 30min (à tester en cours de cuisson). Laisser bien refroidir les 4 gâteaux.
Réaliser la crème béchamel à l’amande :  Chauffer l’huile dans une grande casserole, ajouter la farine et remuer afin de faire un roux. Verser petit à petit le lait par dessus en remuant entre chaque ajout jusqu’à avoir une consistance crémeuse. Retirer du feu, ajouter la poudre d’amande et du sucre selon votre goût. Laisser refroidir.
Monter le gâteau : Découper finement les contours ainsi que le dessus et le dessous afin d’enlever la première couche bruni et d’égaliser chaque gâteau (cela permet d’avoir un plus joli rendu visuel, et les « croûtes » pourront être grignotées au goûter !). Déposer le gâteau le plus coloré sur le plat de présentation, une couche de crème d’amande, puis le deuxième gâteau en suivant et ainsi de suite. Vous pouvez le laisser tel quel ou faire un glaçage chocolat comme moi ! Mettre au frais pour que le tout durcisse au mieux et soit plus facile à découper lors du service !

Bon appétit et belle semaine à tous ☼

{ Un été sans fin… Puis repenser sa vie }

Cet été marque un tournant charnière dans nos vies, beaucoup de changements en perspective, nous avons souhaité repenser notre quotidien, notre mode de consommation, d’existence encore un peu plus profondément.

Tout à concordé pour que nous nous posions la question : QU’EST CE QUI EST VRAIMENT IMPORTANT POUR NOUS ? Eh bien justement la réponse c’est nous. Notre couple, notre bébé, notre bulle familiale, l’amour, les amis, la Nature, la Vie, la douceur de vivre, le plaisir de l’instant présent, des petites choses. Voici nos vraies valeurs. Nous ne voulons pas trimer au sein d’une société malade qui file à grande vitesse dans le mur.

En choisissant des métiers atypiques (moi graphiste à domicile, mon conjoint comédien) et en choisissant (je ré-utilise ce mot, c’est redondant, mais c’est LE mot) une naissance à la maison pour notre fille ainsi qu’en choisissant de ne pas la confier à une crèche ou une nounou, nous étions déjà en marge du système. 

Nous ne sommes pas toujours compris, souvent jugés, mais tellement heureux. Nous savons que nous sommes sur la bonne route.

Eux ♡ Tellement d’amour…

Et puis cet été, les opportunités et le karma ont fait que nous avons décidé d’aller un peu plus loin : nous allons quitter notre maison en location pour un micro logement au milieu de la Nature. (Je vous en parlerai en détails dès que nous y serons !)

En parallèle nous avons aussi pris du recul par rapport à la notion de travail. Nous avons tous les deux des métiers-passions : c’est pour nous la plupart du temps un plaisir et nous sommes bien loin des « jobs alimentaires » harassants, épuisants qui vous enchaînent dans une spirale infernale de boulot-métro-dodo. Mais cela dit cela demande d’adapter sa vie, ses besoins, ses dépenses. Il n’en reste que nous avons grandi dans une société qui met le travail au coeur de tout, une obligation, un impératif. Mais est-il réellement nécessaire de mettre le travail au centre de sa vie ? Que dis-je au centre… D’en faire sa vie ?? Après tout lorsqu’on se présente à quelqu’un notre métier n’est-il pas par réflexe la première chose que l’on nomme pour se décrire après son prénom ? Ce travail nous définit-il à ce point ? Au point que nous ne nous sentons exister qu’à travers lui ? Ce travail est-il l’élément qui justifie notre place dans notre société ? La clef qui nous donne accès à un toit, à l’alimentation, et plus encore le droit (l’obligation ?) de consommer à tout va ? Travailler pour gagner de l’argent, gagner de l’argent pour consommer. Dépenser sa vie et l’égrainer dans un cercle avilissant. Au regard de tout cela, ne sommes-nous pas juste des esclaves ?

La parentalité a joué pour beaucoup dans notre décision/besoin de changements. On ne se voyait absolument pas dans un schéma classique, se lever tôt, déposer notre fille à la crèche/nounou/école, travailler (trimer?), aller la rechercher, faire à manger, la coucher, être fatigué, se divertir pour oublier, dormir, recommencer. Cela convient peut-être au plus grand nombre mais c’était inenvisageable pour nous. L’idée de laisser ma fille à quelqu’un plus longtemps que je ne la vois moi-même dans la journée m’est insupportable. A quoi bon avoir un enfant ? Je veux tout d’elle, la voir grandir chaque heure, ne rien louper de sa beauté. N’y-a-t’il pas quelque chose d’absurde à payer quelqu’un pour qu’il s’occupe de nos enfants à notre place afin que nous puissions gagner de l’argent ? Je ne juge personne, mais voilà je me questionne.

La complicité de ces deux là ♥︎

J’ai énormément aimé l’article de Happylogie « Vivre sans travailler », si le sujet vous intéresse je vous le recommande : http://happylogie.com/vivre-sans-travailler/. Jennifer y parle de cette notion de travail, d’obligation et propose d’oeuvrer plutôt que de travailler. Je trouve cela si fort de sens ! CEla à trouver un écho particulier en moi. Dans son article il y a aussi cette citation de Seth Godin « Plutôt que de se demander quand sont les prochaines vacances, peut-être pourriez-vous créer une vie que vous n’avez besoin de fuir »… Pertinent non ?

Grâce à Asaline, je me suis construit mon métier sur mesure, qui permet de répondre à mes besoins réels et non aux fantasmes que la société me dicte. C’est déjà si précieux mais je sais que j’ai du chemin à faire encore. Pour trouver la place que je veux donner à ce métier, me désintoxiquer des réflexes de surconsommation, cibler mes vraies valeurs, cerner ce qui m’épanouie totalement, saisir mon bonheur.

Cet été il y a eu des moments qui m’ont beaucoup marqué, des moments simples mais précieux que je n’aurai jamais eu l’occasion de vivre si je m’étais embrigadée dans le moule que le système avait préparé pour moi.

Callie s’est découvert une passion dévorante pour les mûres !

Comme tous ces matins où Callie est venue, les yeux encore embués de sommeil se blottir contre nous pour finir de mieux se réveiller. Puis une fois ces instants consommés, se lever d’un bond, avec le sourire aux lèvres et les petits couinement d’un ouistiti heureux. Parfois il était tôt, parfois tard, selon les besoins de son corps. Mais jamais dicté par un rythme acharné et imposé.

Il y a eu ce jour où nous sommes partis en voiture, et lorsque nous étions sur le point de repartir, mon conjoint a déposé Callie dans son siège auto et a passé 10 minutes à chatouiller son bidou qui dépassait car sa robe était relevée. Ils riaient aux éclats et nous n’avons pas eu à nous presser ou avorter ce moment précieux car nous choisissons notre temps.

Nous choisissons où nous dépensons notre temps, car c’est là la seule monnaie réelle que nous possédons. L’argent fluctue, il va et vient. Mais le temps lui s’écoule, inexorablement et nous ne pouvons rien contre cela. Quand nous travaillons si longuement pour avoir de l’argent, c’est en réalité du temps que nous dépensons.

Vu ainsi, le rapport vous semble-t-il juste ? Ou même… justifié ?

 

La vue de notre futur Chez Nous ♡
La vue de notre futur Chez Nous ♡