{ Saint Valentin, sexisme et épanouissement personnel }

Je pars du principe que toute occasion de faire la fête est bonne à saisir. Dans le cas de la Saint Valentin je suis d’accord évidemment pour dire que c’est pas une raison pour ne s’aimer (ou se le prouver du moins) qu’un jour dans l’année, mais par contre à l’inverse quel mal y a t’il à se dire « je t’aime » encore un peu plus le 14 février ? Aucun !

Mais cette fête comme tant d’autres aujourd’hui est une injonction à consommer, à être encore plus dans le paraître et l’uniformisation. Messieurs, c’est l’heure de sortir la CB, c’est l’homme qui paye dans l’histoire et c’est lui qui plus est qui doit prendre les initiatives (diable,que deviendrait le monde si la femme se mettait elle-même à réserver un resto…). Madame, quant à elle doit se faire belle : épilation (la vue du poil est impensable), maquillage (on ne saurait tolérer de la voir au naturel) et lingerie affolante sous tenue sexy (vous avez remarqué que la saint Valentin et Noël sont les deux périodes où la dentelle et les lingeries « coquines » sont plébiscités : c’est LE moment ou Madame peut se la jouer catin tout en restant digne. Mais pas tout le temps donc. Le fameux équilibre mère, femme, amante sûrement…Une femme qui assume sa sexualité 365jours/an ca serait trop décontenançant). Pour ainsi dire, prête, lisse, standardisée et offerte pour l’accouplement.

Et je ne parle même pas du fait que la Saint Valentin est totalement ancrée dans les moeurs comme une fête complètement hétérosexuelle. Déjà que c’est la seule fois de l’année où on fête le sexe sous couvert de romantisme, alors si en plus on se mettait à y associer des images LGBT, ca soulèverait le coeur de notre peuple pudibond et bien pensant. Il faut rester dans la norme, entretenir les clichés, mettre la pression à l’homme pour qu’il soit poussé à acheter afin de rentrer dans un archétype et inciter la femme à être en demande de preuves d’amour matérielles.

Pour une femme, je trouve que ces deux aspects, l’incitation à la consommation et l’incitation au sexe, tout comme d’ailleurs le cantonnement des rôles, nous fragilisent en vérité, puisqu’elles sont ingurgités, même involontairement, juste du fait d’évoluer dans cette société. Entourée de la publicité, des médias, des boutiques. On n’y échappe pas.
C’est une intimation à rentrer dans le moule, à être un corps, un objet, à être désirable, à s’apparenter à une iconographie pornographique, et plus loin encore, une sommation à « pimenter », à avoir du plaisir, un plaisir normé lui aussi, un plaisir souvent masculin, bruyant, tapageur, toujours issu de ce même univers pornographique.

Mais… Et si on s’arrêtait un instant ? Et si pour une fois on sortait du matériel et du paraître et on se parlait de notre intérieur ? De ce qui nous anime, de ce qui nous plait, et si on s’aimait en sentiments et non en objet ?

Et si, on explorait notre sexualité, comme nous sommes, avec la peau, les reliefs, les poils, le naturel sans les fards et les atours ?
Et si, là, sans trop de roses rouges et de paillettes, si on s’aimait au plus profond, en écoute et en partage ?
Et si, on apprenait à s’aimer soi-même pour mieux aimer l’autre, si on explorait ce qui nous fait vibrer, ce qui nous secoue ?
Et si, on s’autorisait à être nous-même, sans vouloir plaire/être désirée à tout prix ?
Et si, on lâchait prise avec les diktats, la pression et on cherchait plutôt à s’épanouir, en s’affranchissant des normes et des injonctions, en renouant le contact juste avec nous-même et l’autre ?
Et si on tournait le regard vers l’individu, notre unicité, en parcourant qui nous sommes vraiment ?

Et si, au final, on s’aimait ?


En bonus, je vous transmets une idée cadeau pour sortir du classique, moins matériel tout en s’orientant vers plus d’écoute et de partage dans le couple : OmgYes. C’est un site internet qui vous propose de « lever le voile sur le plaisir féminin », à travers des témoignages, des vidéos et des expérimentations virtuelles. C’est décomplexé, explicite avec une dose de bonne humeur, mais pas tapageur ni pornographique. Sans aucun tabou, ni recette magique, juste une invitation à plus d’explorations, d’expérimentations, à se connaitre mieux, seule ou en couple.
Et pour finir, un petit extrait du site : « Le plaisir sexuel des femmes est resté dans l’ombre pendant trop longtemps. Il est temps de le faire sortir au grand jour. […] Il y a encore tant de choses non dites, non demandées et inconnues. Tout cela à cause d’un tabou que nous trouverons sûrement absurde dans quelques décennies, le même qui s’offensait du sexe oral et de l’homosexualité dans les années 50. Nous voulons accélérer cette transition.  […] Les représentations dans les médias nous font croire qu’après un petit coup de missionnaire ou prise contre un mur, elle aura un orgasme époustouflant, immanquablement et en moins d’une minute. C’est toujours le même scénario, y compris dans les comédies à l’eau de rose. Le bon amant à la sauce Hollywood est un télépathe qui sait toujours parfaitement comment s’y prendre. Il ne demande aucune direction et elle n’en propose aucune. » Have fun !

{ Le grand changement : une semaine après }

Nous voilà dans notre nouveau nid, dans notre Cøquille depuis quelques jours. Il y a encore énormément de choses à faire ou finir, sûrement comme dans tout emménagement au final. Nous (re)trouvons un rythme et ca nous fait du bien. Je dirais que ce micro-logement nous apporte déjà cinq grands bienfaits : la simplicité volontaire, l’organisation, le fait de ralentir, l’écoute et la (re)connexion à la nature.

La simplicité volontaire car nous avons dû choisir judicieusement chaque objet qui est venu avec nous. Le juste nombre de vêtements, de déco, de livres, d’accessoires de cuisine, de produits de beauté… Cette épuration nous a fait beaucoup de bien. On se sent moins oppressés, nous ne sommes plus entourés par l’inutile mais par le nécessaire. Et le beau aussi, car quand on possède que quelques objets limités, on peut se permettre de les choisir aussi pour le côté esthétique et donc on se retrouve à éliminer ce qui ne nous plait pas visuellement. Quand tout est à portée de vue, c’est important de s’entourer de jolies choses (selon ses critères). Et puis dans une grande maison c’est difficile de se faire une jolie déco à  la Pinterest. Par contre dans 15m2 c’est tout de suite plus réalisable… En parlant de Pinterest, de la course à la possession & de la convoitise que les réseaux sociaux provoquent, un micro-logement vaccine contre cette fièvre : vous ne pouvez de toutes façons PAS posséder 14 vases, 3 plaids, deux services d’assiettes, trois tapis différents, etc. Si un objet rentre, un objet sort, on ne peut pas se permettre de cumuler, on apprend donc à avoir peu et à (continuer d’) aimer ce que l’on a.

L’organisation car forcément avec peu d’objet et peu d’espace il faut que chaque chose soit à sa place, on ne peut pas laisser trainer de vêtement, d’affaire ou de vaisselle. C’est parfait pour nous, car nous ne sommes pas des rois de l’organisation de nature. Eh bien, là nous n’avons pas le choix. Un peu de rigueur personnelle ne nous fait pas de mal bien au contraire. Ca nous permet de vivre dans un espace propre et ordonné. Là aussi, ca fait beaucoup de bien à l’esprit. On se sent plus sereins.

Le fait de ralentir car comme on doit systématiquement ranger et nettoyer au fur et à mesure de nos actes, cela nous ramène dans le présent. Il n’y a plus de « on fera ca plus tard », « on fera la vaisselle ce soir », « je rangerai mes habits demain », etc… C’est ici et maintenant. Ca demande de freiner sa cadence de vie et vu le rythme indécent de la société actuelle, là aussi, c’est bénéfique…  Du coup cette autodiscipline déteint sur les autres projets de la vie, on prend le temps de faire les choses, on arrête de courir, on profite de l’instant, on redécouvre le plaisir d’une vie simple.

L’écoute car être dans un si petit espace demande de savoir vivre (très) près les uns des autres. On doit conjuguer nos humeurs avec les quelques m2 qui nous sont alloués. La patience et la discussion sont essentielles. Pas question de hurler, de rouspéter, de bouder, de s’isoler, bref, de laisser monter les tensions. Quand la fatigue ou l’exaspération s’en mêle, on prend le temps de parler, de se comprendre les uns les autres. Heureusement, nous avions déjà cette composante dans notre couple, mais c’est aujourd’hui encore plus nécessaire, surtout avec un enfant.

 

Et enfin, la reconnexion à la nature car on a la chance de pouvoir chaque jour déjeuner en regardant le soleil rougeoyant se lever, de pouvoir observer les oiseaux et les écureuils depuis les fenêtres, contempler les étoiles le soir en se couchant. On ne cesse de s’émerveiller. Et aussi car on entend beaucoup plus les bruits. On écoute le vent, la pluie, les oiseaux, les renards gratter. Au début c’est impressionnant et puis on s’habitue. Dans une maison on est isolé, ici on se sent remis à sa place. A la fois tout petit, à la merci de la Nature et à la fois au centre d’un monde extraordinaire. Être à nouveau si près de la Nature nous fait l’aimer encore plus et nous donne l’envie de la respecter encore plus.

Cette nouvelle aventure est un grand changement, nul doute à cela, un changement fantastique.

Je vous remercie pour l’interêt que vous portez à notre projet ici et sur instagram
Prenez soin de vous !

{ Noël, l’amour de son prochain et la cruauté animale }

Je sais bien que cet article fera débat et ne plaira pas à tous, en divisant mon lectorat… On m’a déjà reproché de sortir du cadre « doux et positif » de mes illustrations, mais c’est grâce à internet, aux blogs et aux partages sur les réseaux que j’ai moi-même eu ma prise de conscience sur la condition animale. Et lorsque j’ai entamé cette voie, j’ai lu une phrase qui m’a beaucoup marquée et qui disait en substance « Soit le vegan que tu aurais voulu rencontrer à l’époque ».

Avant ma transition je n’étais déjà pas du tout une « viandarde » et de fait, comme la majorité des gens que je rencontre aujourd’hui, je ne me sentais pas trop concernée sous prétexte de « de toutes façons moi je mange pas beaucoup de viande, juste un peu de poulet à la rigueur ». C’était vrai mais…confus. Car je mangeais de la charcuterie, du fromage, des oeufs, du lait et beurre dans la cuisine, de la crème… Quand on prend du recul on se rend compte à quel point même quand « on mange quasiment pas de viande » on consomme BEAUCOUP de produits animaux tout de même.

J’ai mis longtemps avant de prendre conscience de mon alimentation et de consommer réellement…EN CONSCIENCE. Car c’est vraiment le mot juste. A refaire le lien entre ce filet de poulet dans mon assiette et l’oiseau mort, entre ce morceau de gruyère dans mon sandwich et la vache engrossée et arrachée à son veau pour lui extraire son lait, entre mon gâteau au chocolat et les poules condamnées à produire des oeufs dans une minuscule cage.

Il y a eu un long chemin, un long questionnement. J’ai lu petit à petit, j’ai regardé des vidéos. C’est si atroce, si inhumain qu’il est difficile de changer du tout au tout. Parce qu’on se dit que non, ce n’est pas possible, ce n’est pas partout comme ça, on se complait dans notre culture, dans nos habitudes, dans nos repères. C’est si confortable, si arrangeant de garder les yeux fermés. Il est difficile de s’extraire de tout cela et encore plus de ne pas retomber dans la facilité. Oui, c’est vrai. Ce n’est pas un chemin facile.

Mais c’est un chemin qui est juste, qui est éthique. Pour moi c’est l’arrivée de ma fille qui a été le déclencheur. J’ai commencé à m’interroger réellement sur la provenance de tel aliment, la fabrication, de si c’était bon pour elle, et par extension pour nous. J’ai commencé alors à cliquer sur les liens que je me gardais bien de regarder jusque-là. J’ai eu la nausée, les tripes retournées.

Je ne cherche pas à lancer le débat de savoir si oui ou non nous sommes fait pour manger de la viande à la base (bien que les études ont plutôt tendance à dire que non…), à vrai dire, cela ne m’importe pas, ce que je sais, c’est qu’aujourd’hui, là, maintenant, nous savons de façon sûre (là aussi, beaucoup de recherches scientifiques le prouvent) qu’une nourriture végétale ne nuit pas à l’être humain. Alors en partant de ce postulat, pourquoi continuer à cautionner la cruauté animale ? Et même au-delà de ça, car cela va bien plus loin. Pour moi être végétalienne est un acte politique, une décision prise pour le futur, pour l’avenir, de ma fille, de la planète que je vais lui laisser. En effet sans même parler de la condition animale, la production de viande épuise la Terre bien plus vite qu’une nourriture végétale en aggravant d’autant plus les conditions écologiques et en creusant le fossé de la faim dans le monde. De même que la surconsommation de produits animaux (aujourd’hui absolument partout dans notre alimentation), qui plus est de mauvaise qualité la plupart du temps (même en optant pour une « marque » très chère) nuit à notre santé sur le long terme.

Et puis il y a Noël… Les fêtes de fin d’année qui se veulent porteuse de Vie, de joie, de charité, de solidarité. Mais où malgré tout on se surpasse en terme de cruauté animale, en terme d’hypocrisie. Car c’est la Tradition.
Et nous, végétaliens, nous sommes les rabats-joie, les extrémistes, les casseurs d’ambiance de tout cela, de ne pas entrer dans la danse (ou bien d’en être sortis plutôt…). J’ai beaucoup de peine cette année car je crois que nous avons passé un cap, celui de ne pas, enfin, de ne plus pourvoir supporter cela. Toute l’année nous avons droit à des reproches, des remarques, des taquineries. Et en cette période c’est pire, nous ressentons encore plus particulièrement notre différence, qu’elle dérange.
Je ne demande pas par là que tous rejoignent notre « camp » et partagent notre point de vue, mais déjà juste un peu de recul et de tolérance pour voir que non, en prônant le pacifisme et la Vie plutôt que le meurtre et la mort, nous ne sommes pas si illuminés que ca… Nous avons ouvert les yeux, et je sais à quel point c’est difficile de passer par là, je me souviens encore à quel point il était confortable de garder mes œillères bien ajustées par une société qui nous mène à travers notre consommation. Mais aujourd’hui même si cela est parfois un peu moins confortable et un peu moins facile, je ne regrette pas mon choix qui m’apporte au contraire beaucoup de bonheur et de paix intérieure.

Alors, comme nous allons apporter quelques plats végétaliens pour Noël, je me suis dit que c’était l’occasion de vous les faire découvrir à vous aussi ! Peut-être seriez-vous tentés de vous laisser surprendre pour le végétal ?

Q U E L Q U E S    B E L L E S    R E C E T T E S   À   E X P L O R E R    P O U R . . . vegetaliser-son-reveillon-fetes-noel-vegan-vegetalien

🌲 Plutôt que du foie gras issu d’un canard sexé (les femelles sont broyées), maltraité (gavé avec un tube inséré de force dans le gosier) et malade (le foie est gras à cause de cela), on peut opter pour une recette végétalienne surprenante, le « foie gras » végétal d’Ellen ou bien le Tofoie gras de Sebastien Kardinal
Et pour ouvrir les yeux : ICI, ICI et ICI 

🌲 Plutôt que du caviar, issu d’une femelle esturgeon éventrée vivante (si,si), on peut essayer le « caviar » végétal d’Anna et Olivia
Pour ouvrir les yeux : ICI et ICI

🌲 Plutôt que du saumon né dans des cuves, bourré de pesticides, de vaccins, de traitements chimiques, remontant des tuyaux à défaut de remonter des rivières, on peut tenter le « saumon » végétal fumé d’Irène  ou la recette d’Ariane et Maire-Noël (ainsi que la présentation inspirante de Sarah )
Et pour ouvrir les yeux : ICI et ICI

🌲 Plutôt qu’une dinde élevée dans un espace réduit et surpeuplé, débecquée, avec des pattes déformées de ne pouvoir marcher, on peut se laisser surprendre par le rôti végétal de seitan de Pascale
Et pour ouvrir les yeux : ICIICI ,et ICI

J’espère que cet article fera écho, ne serait-ce que chez une personne, plantera une graine de réflexion, donnera envie d’explorer des alternatives gourmandes et végétales, même ne serait-ce que de temps en temps, donnera le courage d’enfin cliquer sur les liens, de savoir, d’ouvrir les yeux…

“Nous répugnons à savoir, parce que savoir signifie changer.”
Ruth Dreifuss

Belle journée à tous et passez de bonnes fêtes de fin d’année, en conscience si possible ♡

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{ Corps à coeur : le portage physiologique de bébé }

Il y a quelques jours j’ai partagé sur Instagram une photo de Callie en porte-bébé et j’ai eu plusieurs questions en privé à ce sujet. Je me suis dit que ca valait la peine d’en faire un article car c’est un sujet important qui me tient à coeur !

Tout d’abord concernant le portage de bébé , il faut savoir que c’est un formidable moment tout comme un véritablement outils précieux. Nous avons instinctivement porté Callie dès ses premiers mois. A sa naissance nous avons opté pour un Sling (clic pour avoir une image), c’est une sorte d’écharpe plissée que l’on porte sur une épaule dans laquelle on glisse bébé tout contre son sein lorsqu’ils sont petits ou sur la hanche lorsqu’ils grandissent. Nous avions choisi un Sling de la marque JePorteMonBébé qui a la bonne idée d’avoir un tissu élastique permettant d’épouser parfaitement les courbes de bébé. Cela permet de porter bébé en toutes circonstances, on a ainsi les bras libres  et c’est beaucoup moins épuisant que de porter à bout de bras. D’autant plus que ca vaut pour toutes les occasions, à la maison, pour travailler, en balade, en courses (beaucoup plus pratique et moins encombrant qu’une poussette que se soit pour une promenade en forêt, une course au supermarché bondé, un trajet en métro…).Et puis surtout cela permet de prolonger et tisser d’avantage le lien parent-enfant : c’est une continuité naturelle de la grossesse, le bébé est apaisé, cela favorise grandement l’attachement, permet une meilleure digestion (un argument de taille lors de RGO…), apaise les coliques (grâce au bidou appuyé contre celui du porteur) et developpe un sentiment de sécurité et de confiance pour bébé. Par ailleurs le portage est inscrit dans nos gênes ! Nous sommes des êtres porteurs de nature, ce qui explique le réflexe archaïque d’agrippement qu’ont les nouveaux-nés. Cela facilite aussi grandement l’allaitement, tant dans la position que dans le cocon intime qu’il crée. Le portage permet aux bébés d’être par la suite aventureux et indépendants car ils ont su lier un lien très tôt  de confiance et remplir leur réservoir affectif tout comme leur besoin basique de sécurité. Porter bébé, c’est répondre à ses besoins immédiats et primaires et ainsi aider bébé à devenir un enfant apaisé, moins dans la relation de force ou sujet à l’anxiété. Cela n’a pas été notre cas mais il faut savoir aussi que le portage est un fabuleux allié lors d’une naissance prématurée d’un bébé, le peau à peau aide grandement à la maturation et régulation de la chaleur du nouveau-né.

Je suis intimement convaincue de tous ces bienfaits mais il est très important de bien choisir son porte-bébé car hélas certains ne sont pas du tout physiologiques et vont au contraire complètement desservir l’enfant. Malheureusement les portes-bébé non physiologiques sont les plus répandus…. Alors qu’ils vont à l’encontre des besoins d’enveloppement des bébés et de leur physique, car ils les obligent à adopter une mauvaise position en les redressant beaucoup trop et en les suspendant dans l’air sur leurs parties génitales… Car la colonne vertébrale d’un bébé évolue, en naissant elle est très arrondie puis va peu à peu ce redresser, il est vital de ne pas précipiter ce changement qui doit être très doux et naturel. Vous pourrez trouver ici(clic), ici(clic), et ici(clic) des infographies qui illustrent très bien cela. Alors que le portage physiologique (en écharpe, en sling, en mei-tai, en préformé…) remet le bébé dans des conditions de portage naturel (clic).  Par ailleurs les portes-bébés non physiologiques incitent à porter bébé « face au monde », c’est à dire son dos contre le ventre du porteur. Malheureusement c’est une très mauvaise position pour le bébé, en plus de lui redresser encore plus la colonne vertébrale, elle le sur-stimule. Un bébé dans cette position va inconsciemment se sentir vulnérable, il est exposé sans solution de replis. On pense bien faire en mettant l’enfant « face au monde » pour lui faire partager notre quotidien, lui faire découvrir le monde mais c’est en réalité une méthode un peu brutale et qui peut engendrer des traumatismes inconscients. Si on souhaite montrer le monde à son bébé il est plus judicieux de le mettre sur la hanche ou dans le dos : dans ce genre de portage physiologique le bébé peut ainsi instinctivement se « réfugier » dans le cou du porteur ou en se serrant un peu plus contre lui s’il en ressent le besoin, le bébé se sent ainsi en sécurité.

Concernant notre expérience, nous avons vu à quel point le portage apaisait Callie, c’est une enfant calme et extrêmement attentive. Elle aime vraiment beaucoup regarder, contempler, analyser des yeux  tout ce qui l’entoure lorsqu’elle est perchée dans son porte-bébé. Nous avons aussi clairement pu constater que le portage à donné un très bon équilibre à Callie : contrairement à ce qu’on pourrait croire, qu’un bébé beaucoup porté donnerait un bébé qui serait en retard ou « fainéant » dans l’apprentissage de la marche, le portage stimule et développe le système vestibulaire, ainsi l’enfant profite des mouvements du porteur pour affiner son propre équilibre. Callie est une enfant très sensible et empathique, le portage est un précieux allié pour l’apaiser et l’aider à puiser de la confiance en elle et en nous. Le portage nous a servi aussi à traverser des moments plus complexe : lorsqu’elle a souffert de reflux gastrique ou bien lors de son épisode de varicelle, lors d’événements bouleversant le quotidien (par exemple lors du déménagement le temps qu’elle reprenne ses marques…) et c’est un excellent moyen de profiter de bébé en toutes occasions et toutes circonstances (sorties chez des amis, en ville, en promenade…) la sieste est très facile et cela a transformé Callie en « bébé nomade », pas besoin de se préoccuper de savoir s’il y aurait un endroit pour la sieste, si elle allait être calme lors d’un événement…

Après le Sling, adapté plus pour les tout-premiers mois, nous avons cherché un autre porte-bébé. J’ai essayé différents modèles, différentes marques, mais je n’étais pas à l’aise… Jusqu’à je découvre le Mei-Tai de LingLing d’Amour. C’est une sorte de rectangle de tissu avec une ceinture à clip réglables et deux autres longs pans de tissus pour nouer aux épaules. On en est fous ♡ Il est hyper confortable, très facilement réglable quelque soit le gabarit,  résistant, passe-partout, peu encombrant… Ce type de porte-bébé est évolutif et c’est génial de pouvoir profiter ainsi du portage pendant longtemps avec un seul et même objet en plus. On a vraiment vu l’évolution avec Callie et de se rendre compte de ses changements de positions au fur et à mesure, sa tête qui sortait de plus en plus. Je trouve qu’elle resemble à une petite tortue dedans avec son cou qui se tend pour voir quelque chose qui l’intrigue !  J’aime particulièrement celui de cette marque car il a des sortes d’ailettes sur les pans de tissu en plus du rembourrage, cela permet un maintien plus englobant, avec un cale tête repliable pour s’adapter à l’âge. De même la ceinture est réglable en plusieurs points tout comme l’assise qui est coulissante. On l’a choisi en coloris « Eucalyptus », un joli gris lumineux. J’en fait la publicité volontiers car il est vraiment au top !

Si vous cherchez une solution de portage, n’hésitez pas à regarder sur internet, il y a plein de vidéos pour apprendre, ou de consulter les associations près de chez vous, c’est un milieu très chouette ou l’info est généralement transmise de bon coeur ! A l’époque j’ai même fait partie d’un groupe Facebook et les filles donnaient volontiers rdv aux « nouvelles » pour faire essayer leur(s) porte(s)-bébé, afin de choisir le sien en connaissance de cause !

Belle journée à tous ♥︎

{ Micro-logement, minimalisme, changement de vie et travaux, partie #1 }

Cet été fut source de beaucoup de réflexions et de remises en question (je vous en parlez là, dans ce billet) pour nous. Nous souhaitions changer de situation, aller plus loin dans nos choix de vie, bousculer notre quotidien. Le constat était simple : nous voulions plus de temps pour nous, notre bulle, notre couple, notre famille. Un temps de qualité, et moins de temps à travailler, à courir, à consommer. Travailler moins, cela veut dire gagner moins d’argent, et gagner moins d’argent veut dire revoir ses dépenses et ses besoins. Notre plus grosse sortie d’argent mensuelle était dans le loyer de notre maison, nous avons donc réfléchis à un moyen radical de diminuer ce budget.  Nous avons découvert le concept des Tiny House, des petites maisons sur roues, (pour les curieux, cette vidéo -clic-) qui colle parfaitement avec notre état d’esprit. Mais comme nous ne souhaitons pas contracter de crédit (même petit) et retourner dans le cercle vicieux du « je DOIS travailler car je DOIS gagner de l’argent et être enchainé à notre société de consommation actuelle, nous avons tourné le problème autrement, et nous avons chercher un moyen de transposer cette philosophie du micro-logement. Mes parents possèdent un terrain assez grand et dessus il y avait une grande caravane qui se languissait. Nous nous sommes dit que c’était l’occasion rêvée pour expérimenter un toute petite habitation sans trop de frais. Ce n’était pas du tout à cela que nous envisagions mais nous avons adapter nos envies à nos possibilités, aux opportunités. Je pense que c’est aussi là une façon de penser importante et très différente du classique « j’ai envie de ca, précisément, je l’achète, là, tout de suite maintenant », car au final on devient ultra exigeant, intolérant, on ne laisse plus de place à l’imprévu et à autre chose que ce que NOUS avons décidé, pour glisser,entre autre, vers de l’individualisme pur et dur. Nous avons donc tout quitter, pour mieux recommencer. Nous avons donné notre préavis, trié le plus possible nos affaires dans le temps imparti pour garder l’essentiel puis nous sommes partis.

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Nous avons passé l’été à rénover l’intérieur de la caravane, afin de l’aménager selon nos goûts et nos besoins. Tout a été retiré, pour repartir de zéro. L’intérieur était désuet et sombre, figé dans le temps, avec la sensation que tout était étriqué. Toutefois, la facture était de belle qualité et nous étions heureux de pouvoir exploiter cette belle matière qui nous était offerte.

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Nous avons réfléchis longuement à l’aménagement de l’intérieur afin de faire des choix astucieux, se concentrer sur l’essentiel, nos vrais besoins. Nous ne voulions pas sacrifier non plus notre confort, nous avons choisi d’installer toutes les commodités classiques d’une maison : évier, douche, toilettes. Le fait d’opter pour des installations à taille « classique » d’une maison (et non plus petit comme c’est le cas dans les caravanes) nous a réellement permis de retrouver une réelle sensation d’espace, nous n’avons plus l’impression de naviguer dans un lieu miniature, c’est assez impressionnant ! Nous avons aussi installé un grand espace cuisine, car c’est un endroit privilégié pour nous.  Des couleurs lumineuses et le blanc sont majoritaires afin d’ouvrir l’espace au maximum. De même nous avons décliné la décoration dans un thème moderne, avec un esprit scandinave que nous affections tant et que nous gardons depuis nos trois déménagements. J’aime le côté doux et lumineux de cette déco. C’est aussi pourquoi nous surnommons notre maisonnette « La Cøquille » ! Petite comme une coquille de noix, habitable au même titre qu’une coquille d’escargot, teintée d’une touche scandinave comme l’évoque le Ø !


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Le plus gros des travaux intérieur a été fait cet été et cet automne. Actuellement il nous reste les finitions et surtout la partie électricité à faire. C’est un gros morceaux, qui nécessite patience et réflexion, ainsi qu’un zeste de motivation car les journées raccourcissent et se rafraichissent grandement.  Nous avons pour objectif d’y aménager le 1er janvier. Ce serait joliment symbolique non ?

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Notre Cøquille a été déplacé sur un petit terrain, une belle clairière, que nous aimons tout particulièrement. Le terrain n’est pas très grand mais magnifiquement bordé d’arbres. C’est une nouvelle aventure qui s’offre à nous.  Nous marquons encore un peu plus notre besoin d’un retour à l’essentiel, notre mode de vie alternative, et creusons un peu plus par là même le fossé et l’incompréhension parfois. Mais…

« Pendant que l’on attends de vivre, la vie passe »
Sénèque 

Belle journée à tous ♡

 

{ Novembre, la course en avant et l’instant présent }



Nous sommes en Novembre, ce mois entre deux, placé entre le début de l’automne rougeoyant mais encore chaud et le début des fêtes opulentes. Ce mois à cheval, froid, humide, gris où tombent taxes et impôts. Souvent mal aimé, alors on cherche à oublier, on pense à plus tard, à Noël et la courses aux cadeaux.
Dans les magasins les chocolats sont installés depuis plusieurs semaines, les photos de sapins et DIY de cadeaux inondent Pinterest, les vitrines prennent des airs féeriques, les blogs arborent des wishlists et des sélections de calendriers de l’avent, les créateurs paufinent leur prochaine collection printemps/été.
C’est beau, c’est pétillant, lumineux, ca nous éblouit et nous étourdit. On consomme pour oublier. Des achats, des préparatifs, des images, des listes plein la tête.

Et puis.
Dans cette fuite en avant on ne perçoit plus toute les petites subtilités que nous offre novembre, les tapis de feuilles, les champignons, la boue sur les bottes, les sauts dans les flaques, les dernières balades sans parapluie, le manteau de froid qui nous saisie doucement.

Et si on s’arrêtait 5 minutes, là, dehors, sans penser à Décembre, aux cadeaux, aux chocolats, à l’opulence, juste pour profiter du moment et du vent qui s’infiltre dans les mailles du pull et du froid qui rosie les joues ?

Et si on se déconnectait quelques instants des réseaux qui nous abreuvent d’images de Noël, de plus tard, du futur, pour respirer l’air de maintenant, de cette vie qui s’écoule là tout de suite ? De ne plus vivre en apnée projeté en avant mais droit, sentient, dans l’instant présent ?

Juste quelques secondes. La course folle du temps pourra attendre.

Prenez soin de vous ♡