{ Le grand changement : une semaine après }

Nous voilà dans notre nouveau nid, dans notre Cøquille depuis quelques jours. Il y a encore énormément de choses à faire ou finir, sûrement comme dans tout emménagement au final. Nous (re)trouvons un rythme et ca nous fait du bien. Je dirais que ce micro-logement nous apporte déjà cinq grands bienfaits : la simplicité volontaire, l’organisation, le fait de ralentir, l’écoute et la (re)connexion à la nature.

La simplicité volontaire car nous avons dû choisir judicieusement chaque objet qui est venu avec nous. Le juste nombre de vêtements, de déco, de livres, d’accessoires de cuisine, de produits de beauté… Cette épuration nous a fait beaucoup de bien. On se sent moins oppressés, nous ne sommes plus entourés par l’inutile mais par le nécessaire. Et le beau aussi, car quand on possède que quelques objets limités, on peut se permettre de les choisir aussi pour le côté esthétique et donc on se retrouve à éliminer ce qui ne nous plait pas visuellement. Quand tout est à portée de vue, c’est important de s’entourer de jolies choses (selon ses critères). Et puis dans une grande maison c’est difficile de se faire une jolie déco à  la Pinterest. Par contre dans 15m2 c’est tout de suite plus réalisable… En parlant de Pinterest, de la course à la possession & de la convoitise que les réseaux sociaux provoquent, un micro-logement vaccine contre cette fièvre : vous ne pouvez de toutes façons PAS posséder 14 vases, 3 plaids, deux services d’assiettes, trois tapis différents, etc. Si un objet rentre, un objet sort, on ne peut pas se permettre de cumuler, on apprend donc à avoir peu et à (continuer d’) aimer ce que l’on a.

L’organisation car forcément avec peu d’objet et peu d’espace il faut que chaque chose soit à sa place, on ne peut pas laisser trainer de vêtement, d’affaire ou de vaisselle. C’est parfait pour nous, car nous ne sommes pas des rois de l’organisation de nature. Eh bien, là nous n’avons pas le choix. Un peu de rigueur personnelle ne nous fait pas de mal bien au contraire. Ca nous permet de vivre dans un espace propre et ordonné. Là aussi, ca fait beaucoup de bien à l’esprit. On se sent plus sereins.

Le fait de ralentir car comme on doit systématiquement ranger et nettoyer au fur et à mesure de nos actes, cela nous ramène dans le présent. Il n’y a plus de « on fera ca plus tard », « on fera la vaisselle ce soir », « je rangerai mes habits demain », etc… C’est ici et maintenant. Ca demande de freiner sa cadence de vie et vu le rythme indécent de la société actuelle, là aussi, c’est bénéfique…  Du coup cette autodiscipline déteint sur les autres projets de la vie, on prend le temps de faire les choses, on arrête de courir, on profite de l’instant, on redécouvre le plaisir d’une vie simple.

L’écoute car être dans un si petit espace demande de savoir vivre (très) près les uns des autres. On doit conjuguer nos humeurs avec les quelques m2 qui nous sont alloués. La patience et la discussion sont essentielles. Pas question de hurler, de rouspéter, de bouder, de s’isoler, bref, de laisser monter les tensions. Quand la fatigue ou l’exaspération s’en mêle, on prend le temps de parler, de se comprendre les uns les autres. Heureusement, nous avions déjà cette composante dans notre couple, mais c’est aujourd’hui encore plus nécessaire, surtout avec un enfant.

 

Et enfin, la reconnexion à la nature car on a la chance de pouvoir chaque jour déjeuner en regardant le soleil rougeoyant se lever, de pouvoir observer les oiseaux et les écureuils depuis les fenêtres, contempler les étoiles le soir en se couchant. On ne cesse de s’émerveiller. Et aussi car on entend beaucoup plus les bruits. On écoute le vent, la pluie, les oiseaux, les renards gratter. Au début c’est impressionnant et puis on s’habitue. Dans une maison on est isolé, ici on se sent remis à sa place. A la fois tout petit, à la merci de la Nature et à la fois au centre d’un monde extraordinaire. Être à nouveau si près de la Nature nous fait l’aimer encore plus et nous donne l’envie de la respecter encore plus.

Cette nouvelle aventure est un grand changement, nul doute à cela, un changement fantastique.

Je vous remercie pour l’interêt que vous portez à notre projet ici et sur instagram
Prenez soin de vous !

10 réponses sur “{ Le grand changement : une semaine après }”

  1. Merci pour la visite et le partage de votre expérience. Je vois que vous vous adaptez petit à petit à votre nid. Votre fille a l’air épanouie et joyeuse c’est que ça fonctionne !! Bonne continuation.

  2. Je suis toujours aussi soufflée par votre démarche. J’admire votre courage, tout ce que vous avez fait, et ce que vous avez construit. Je me sens bizarre moi avec ma grande maison. Je n’en ai pas honte parce qu’elle correspond à nos valeurs au moment de la construction, et maintenant encore, elle est notre équilibre à nous, elle a ses couleurs respectueuses de la nature à elle. Cela n’empêche pas du tout que je sois admirative de la vôtre. Et surtout, ce qui me rend heureuse, c’est la philosophie avec laquelle vous faites tout ça, et tout ce que tu écris ici, comme une évidence de mieux vivre. C’est tellement joli. Plein de bisous à tous les trois.

  3. C’est joli… Ton article, votre petit chez vous, le cadre dans lequel vous vivez. Vraiment super. Longue vie à ta cøquille et à votre vie joyeusement simple.

  4. Chouette ce petit nid au creux de la nature! C’est très beau et ça a l’air tout douillet… Vous avez tellement raison! Ici aussi c’est ma quête de vie: aller à l’essentiel, vers plus de minimalisme… alors autant te dire que travaillant dans le milieu de la mode, c’est une lutte également contre le fait de devoir aller toujours vite, de donner sens à ce qui peut sembler parfois superficiel…
    En tout cas, votre nid me rappelle beaucoup le nôtre (sur roues celui-là) lorsque nous vivions en camion avec mon amoureux.
    Et les toilettes vous faites comment? Toilettes sèches?

  5. Elle est toute belle cette coquille. Et j’espère que vous y serez heureux. J’ai la chance d’avoir une petite caravane au fond du jardin ; j’y vais de temps en temps, quand j’ai besoin de calme pour lire ou travailler, de me retrouver, de réfléchir. Les petits espaces sont propices au calme et à la réflexion. C’est un retour à l’espace pré-natal. Vous avez bien choisi le nom. La coquille … Bonne continuation les poussins

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